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C.V. Musical de l’Artiste –Musicienne Johnita KAHINDO, Reine de la diplomatie musicale

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Une talentueuse en toutes sortes de musique vit au quartier populaire Birere, Ville de Goma, Province du Nord-Kivu. Elle s’appelle Johnita Kahindo Lwabo, Reine de la diplomatie musicale. Sa passion c’est unir les congolais par les mots, les sons, les percussions, les gestes, les images, faire danser les uns et les autres à la musique des uns et des autres pour favoriser la communion, la compassion, la paix, et la fraternité entre tous !

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       Artiste-Musicienne Johnita Kahindo Lwabo, Reine de la Diplomatie Musicale

Ayant grandi à Goma, la ville aux irruptions volcaniques mais aussi politiques, la musique de Johnita est plutôt optimiste quant à l’avenir de la R.D. Congo. La foi en Dieu de Johnita lui fait dire que rien n’est impossible… Que la paix est possible !

Le tiroir de la Reine de Birere contient plus de 50 compositions musicales inédites sur les thèmes de la paix, l’unité, l’amour, la réconciliation, le développement, l’environnement, etc. Malheureusement, la Reine de Birere n’a pas les moyens de sa diplomatie. Elle n’a pas non plus de producteur, de manager, etc.

Cette sortie dans la presse tient donc lieu de faire-part dans l’espoir qu’elle retiendra l’attention des leaders congolais, des mélomanes, des hommes et des femmes de bonne volonté de par le monde qui travaillent pour la paix et l’unité en R.D.Congo. La diplomatie musicale et la résolution des conflits par la danse dont Johnita est l’Ambassadrice en R.D.Congo constituent une ressource qu’il faut absolument essayer là où les multiples sommets à huis clos, les Tripartites, les opérations conjointes, parallèles, et la Tragi-comédie politique des émissaires de Gauche et de Droite n’ont encore rien produit de satisfaisant ! La diplomatie musicale quant à elle, touche et transforme à la longue les cœurs des uns et des autres pour les faire fumer en fin de compte le calumet de la paix et de l’amour.

Petite Bio de la Reine de la diplomatie musicale

Johnita KAHINDO LWABO est née le 12 Décembre 1985. Fille unique de sa famille Johnita est orpheline de père depuis l’âge de 13 ans. Elle a six demi –sœurs, 5 demi-frères, et 10 frères germains. Johnita a un teint naturel, pèse 65 Kg, et une taille de 1,69 m. Elle est polyglotte. Sa langue maternelle est le KINANDE. Elle parle aussi Français, Anglais, Swahili, Lingala, et Allemand.

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Elevée par sa mère KAVIRA NDWIKALE Georgette, Johnita a découvert   très tôt le sens du combat qu’est la vie en R.D.Congo. Elle a travaillé dur pour être ce qu’elle est aujourd’hui. Johnita avait compris très tôt qu’il fallait étudier malgré les conditions difficiles pour réussir dans la vie.

De la vocation musicale

Encore toute petite, Jonhita chantait à l’Eglise, à l’école. Partout où elle étudiait, elle chantait en donnant le meilleur d’elle-même. Elle voulait devenir comme d’autres femmes artistes qu’elle admirait parce qu’elles avaient réussies dans leurs carrières d’artistes. A chaque fois qu’elle leur posait la question de savoir ce qu’elles avaient fait pour réussir dans la vie musicale, elles lui répondaient toutes : « le travail sans relâche». Johnita avait bien assimilé les conseils de ses ainées. Elle est aujourd’hui artiste-musicienne mais aussi Licenciée en Sciences Politiques et Administratives. Avec Dieu tout est possible ! La persévérance ne trompe pas. 

Dans ses différentes compositions musicales, elle a compris que ça voix et sa bouche étaient des instruments pouvant consoler les hommes et les femmes en détresse, et que Dieu lui avait donné des oreilles pour qu’elle entende les cris des opprimés, des petits et des pauvres.

Pendant sa jeunesse au quartier Birere de Goma, un quartier populaire que ceux qui viennent de Poto appellent souvent « Bidonville’’, Johnita est connue comme compositrice, chanteuse, et danseuse. Elle a composé des chansons de mariage, exécuté des danses traditionnelles dans les assemblées festives. Elle composait aussi des chants de deuil pour des occasions de tristesse. C’est de cette expérience de compositrice-chanteuse dans diverses circonstances et communautés de la ville de Goma qu’est née l’idée de la musique et de la danse pour la résolution des conflits. Sa découverte était que le chant et la danse créent une communion des cœurs et des esprits mieux que les stratégies de la justice opposant les bons aux mauvais, la stratégie de la condamnation et de la prison, etc. La bonne musique touche l’homme en son for intérieur où il se découvre vulnérable et semblable aux autres, et le dispose au pardon, à la paix. Johnita a le projet d’initier une chorale à la prison maximale de Munzenze, car pour elle veut que la prison soit aussi un lieu de pardon et de reconciliation. 

Ayant constaté que dans la ville cosmopolite de Goma, les langues dans lesquelles elle chante ne sont pas connues des visiteurs qui viennent d’outre-mer, Johnita s’est mise à l’étude de l’anglais et de l’allemand qu’elle parle déjà couramment. Elle voudrait dans l’avenir atteindre les cœurs des anglais et des allemands par sa musique de résolution des conflits. Souvent, on oublie les conflits avec les occidentaux pour ne voir que ceux entre les congolais, les africains, etc.

CARRIERE MUSICALE.

Née d’une mère choriste, Johnita dès son jeune âge avait appris plusieurs sortes de danse. A l’âge de dix ans elle se donnait déjà à la danse e tà la musique. Elle participait aux concours, festivals de promotion culturelle.

Elle est spécialiste en RNB qui lui permit de faire ses premières interprétations de svielles chansons de son idole musicale : Céline Dion et Byanse. Elle chantant parfois Ziggy et listen de Byansé.

En 2000, elle fit son entrée dans un orchestre de la place dirigé par Mr Jean de Dieu le Patron. Elle livra un concert au Mont Carmel à Goma toujours avec son patron et elle a impressionné un bon nombre des spectateurs. Par son auto –formation la jeune Johnita se lança avec toute sa force dans l’art avec une situation financière médiocre. Un jour elle rencontra Monsieur Alpha BEGO le compositeur de l’orchestre « YIRA SONG » Touché par sa prestation, ce mécène lui paya deux chansons au STUDIO, notamment, moment propice  et le monde fou.  C’était en 2006. Ces deux chansons dont les thèmes étaient la pacification, l’amour, l’unité, le sang des hommes qui a la même couleur en dépit des races et des ethnies, etc… furent diffusées à la Télévision Digital Congo pour servir de sensibilisation au mixage et au brassage de militaires Congolais. Ayant suivi les clips de Johnita à la Télé, un officiel de l’Etat congolais lui paya 10 chansons au studio, notamment celles sur les thèmes de l’amour du prochain, du sang du même couleur, et du pardon aux ennemis.

Depuis lors, Johnita est sans producteur et sans financement. Pourtant la demande de la diplomatie musicale et la danse pour la résolution des conflits est encore supérieure à l’offre en R.D.Congo ?

D’où son appel et ce faire-part aux hommes de l’Etat, aux ONG nationales et internationales, à la Monusco, au Kyaghanda, aux hommes et femmes de bonne volonté, pour l’aider à mettre ses talents au service de la paix en R.D.Congo.

En attendant l’arrivée d’un mécène producteur, la reine de la diplomatie musicale continue de composer et de répondre aux invitations d’autres artistes lors des diverses manifestations comme l’ouverture des rideaux pour la Miss Nord-Kivu, les accueils du Gouverneur de Province revenant de ses diverses missions, etc. Mais cette intermittence musicale qui ressemble à l’ODARI DARI SESE n’est pas sa vraie vocation surtout que les congolais considèrent ce genre d’action comme du simple banditisme ou escroquerie. La reine de la diplomatie musicale a besoin de stabilité. Elle aspire à une carrière avec un carnet d’adresses bien rempli pour avoir un impact sur la paix en R.D.Congo.

D’où son appel aux hommes et femmes de bonne volonté. Tout soutien est le bienvenu.

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  Clip ''Moment Propice'' de Johnita Kahindo   

    

Composition de son orchestre

Autour d’elle dans son orchestre dénommé « LEZ GOD », Johnita chante avec John, Jackson, Esaî, Talizé.

-2 chanteuses ; Alice, Eden, Sarafina.

- 6 instrumentalistes : Wedé, samy, Kasé, John, jackson et Aimedo.

- Six conseillés : John, aimedo, ma mère, Grand-mère et mon parrain.

III. PERSPECTIVES D’AVENIR

Comme c’est le souhait de tout artiste, Johnita KAHINDO a grandement besoin d’un producteur, un bon manager chargé de la publication, du marketing et des relations publiques, un équipement musical complet.

Elle voudrait aussi promouvoir la femme congolaise par sa musique et la sensibiliser sur sa valeur et son estime de soi.

CONTACT :

Artiste-Musicienne Johnita Kahindo Lwabo

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Téléphone : +243994200044 / +243998673191

Fait à Goma, 21 Mars 2012

                              

Par Mr John KAMBALE KAMBESA, Conseiller Artistique de la Reine de la diplomatie musicale en RDC.

©Beni-Lubero Online

Plaidoyer pour l'artiste congolais

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Chers amis internautes,

C'est par ce mot que j'adresse mes vœux de l'an 2012 à toute l'équipe rédactionnelle de www.benilubero.com. Il m'aurait plu de présenter les mêmes vœux à monsieur POSHOMBILI et Monsieur "PAPA", deux des internautes qui ont bien voulu réagir à l'article "Qui tire la couverture de son côté la déchire"(http://www.benilubero.com/index.php?option=com_content&view=article&id=2997:qui-tire-la-couverture-nationale-de-son-cote-la-dechire&catid=19:culture-grale&Itemid=88).

J'ai lu avec joie le commentaire de "papa" pour qui le dessin était à "soigner". J'en suis content. Cela dénote d'un souci d'amélioration de ce que nous faisons. Mais qu'est ce qu'il entend par "soins"? A-t-il besoin d'un dessin "réaliste" ou photographique? Et puis ce n'est qu'une caricature....

A tous nos critiques, Je voudrais dire que si les talents artistiques existent, il y a aussi des mécènes qui les encouragent. Les critiques qui émettent leur point de vue, constituent déjà un encouragement pour mon oeuvre artistique. 

Je loue aussi le site internet www.benilubero.com qui, depuis qu'il est en ligne, ne cesse de prouver son souci de sortir du ghetto le territoire de Beni-Lubero en particulier en partageant avec ses internautes des idées-force de la renaissance du congolais, dont, par exemple, devenir maître de la communication sur son existence et son vécu quotidien. Dans un siècle où les plus forts façonnent l’opinion par un triage et matraquage médiatiques favorisant leurs intérêts égoistes, Beni-Lubero Online donne la parole aux acteurs primaires de l’actualité congolaise, à savoir, les populations locales de tous les coins et villages de Beni-Lubero. C’est aussi dans ce cadre que Beni-Lubero Online donne la parole à des apprentis artistes que nous sommes pour que nous puissions partager nous-mêmes nos essais artistiques au monde entier. C’est par la critique de notre public que nous pourrons évoluer jusqu'à atteindre la cour des grands. Mais, les critiques ne doivent pas oublier les autres facteurs de toute amélioration, à savoir, les moyens matériels. A Beni-Lubero, les artistes travaillent avec des moyens de bord au point que leurs œuvres en souffrent grandement. 

Les mécènes pour appuyer les artistes de chez nous sont à compter au bout des doigts. S'ils vous "pistonnent", parfois c'est un jeu politique. Lors d’une campagne électorale comme celle de l’an dernier, on a vu, par exemple, les ténors du pouvoir solliciter les danseuses, les acrobates, les musiciens, les troubadours, … pour aussitôt les rejeter dans les oubliettes au soir du 26 novembre 2011. Ils ont sucé la canne à sucre et rejeté les tourteaux (emikambi). Comme ailleurs dans le monde, les artistes de Beni-Lubero travaillent comme des intermittents, des saisonniers. Après la saison, ce n’est plus la saison. Les autorités du pays devraient créer une saison de l'art pour promouvoir les artistes congolais. La campagne électorale qui est très rare au Congo de Lumumba ne devrait pas être la seule saison artistique de la RDC. 

L'art qui fait la grandeur d'un peuple et le projette dans l'immortalité devrait jouir d’un appui permanant. Si la Grèce antique, la Rome antique... sont restées comme l'encre indélébile dans la pensée universelle, ce sont les poètes comme HOMERE qui en sont les artisans avec leurs poèmes célèbres. CICERON, VIRGILE, MICHEL ANGE... font la fierté de l'ITALIE comme VICTOR HUGO, MOLIERE sont les chantres incontournables de la FRANCE. Qu'est-ce qui fait alors que les artistes congolais soient clochardisés voire méprisés? Ils "dérangent" la conscience des uns et des autres. Oui , mais ils ne peuvent pas ne pas le faire: c'est cela leur mission comme le stipulent VICTOR HUGO et RABEMANANJARA:"Être la voix de ceux qui n'ont pas de voix, parler pour tous ceux dont on aveugle la vue aux fers des barreaux!" 

Dans toute cette histoire artistique, je pense, l'artiste lui-même ou l'artiste et ses compères devront compter sur eux-mêmes. Parfois il y a de ces créateurs d'œuvres de l'esprit qui se mettent des bâtons dans les roues. Ou d'autres croient qu'ils ne peuvent rien. On leur a, en effet fait croire que le beau vient d'ailleurs, d'outre mer! Il en est de même de la vérité dans d'autres domaines de la vie du congolais. Pour savoir qui a brulé ma maison, dois-je attendre un expert de l’ONU en provenance de New York au moment où mes voisins témoins oculaires de l’attaque connaissent très bien mon bourreau ? Plus on s’enfonce dans ce tunnel de l’internationalisme en tout, plus on devient comme l’enfant malade à qui on demande comment il va et qui répond naïvement« maman m’a dit que je suis guéri ». Les signes de cette infantilisation du congolais dans plusieurs domaines y compris le domaine artistique, sont nombreux. Combien de fois n’avons-nous pas entendus des experts internationaux dire que la RDC va très bien pendant les enseignants, les infirmiers, les magistrats, les policiers et les militaires accusent des années sans salaires? 

Dans le domaine de l’art, certains sont arrivés au point de croire que les bons artistes, les meilleurs auteurs sont des étrangers, des blancs, etc. Je suis parfois interloqué quand mes élèves du secondaire sont surpris que MUMBERE MUJOMBA soit né à MASEREKA, qu'il soit NOIR (sic!), Nande, un Muyira qui ait fait ses études primaires à KILONGE, est qu'il soit lauréat de la RFI pour sa pièce de théâtre « La DERNIERE ENVELOPPE ». Il y en a même qui doutent quand nous leur disons que c'est nous qui avons composé telle ou telle pièce de théâtre (inédite, il faut le dire!)... La liste des artistes de chez-nous talentueux mais inconnus de leur public est très longue et donne à penser. 

C’est ainsi que nous demandons aux artistes de se souder et d'accepter des sacrifices(temps, argent et autres), aux critiques de soutenir l'art de chez nous par la parole et les actions, et aux dirigeants de la RDC de promouvoir l'art congolais en subventionnant les artistes et en créant la saison de l’art en RDC. S'il y a des artistes et leurs critiques ramassent des fruits en pleine forêt(EKYAMBA), qu'ils ne les consomment pas seuls! 

Pour finir, j'adresse mes vœux de PAIX aux tenants du pouvoir en leur dédiant mon premier texte en image "LA caricature”.

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Bonne Année 2012 à tous!

De tout cœur, 

Charly Mathekis, poète

Butembo

©Beni-Lubero Online

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